- Research Article
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- 10.3917/apc.038.0027
Le terrorisme, vie et mort d’une notion juridique (1930-1945)
- Nov 15, 2016
- Archives de politique criminelle
- Virginie Sansico
Publications from 2021 to 2026
Showing 10 of 31 papers
Le terrorisme, vie et mort d’une notion juridique (1930-1945)
Stalingrad, die Landung in der Normandie und die Befreiung Europas
Caen dans les guerres de Religion : autour de Jean Pelet, frère du gouverneur Gaspard de La Vérune (1589-1594) inhumé dans l’église du château de Caen
L’étude tente d’identifier un défunt enterré dans le chœur de l’église Saint-Georges de Caen en avril 1594, dont l’épitaphe se limite au nom de la seigneurie, « Messire des Perlages ». Depuis sa transcription par Georges Bouet en 1861, l’identité de ce frère du gouverneur Gaspard Pelet de La Vérune demeurait incertaine, en raison des trop nombreux nobles languedociens pouvant lui correspondre. L’hypothèse proposée s’appuie sur les sources municipales de la ville de Caen, plusieurs documents militaires concernant le château et le fonds de la famille Pelet de La Vérune, conservé aux Archives départementales de l’Hérault. L’article comprend des éléments biographiques sur ce militaire, soulignant ses actions importantes dans la défense de la ville pendant les luttes d’Henri IV contre la Ligue (1589-1594). Il explique également les circonstances de la transmission de la terre des Perlages à ce cadet du Languedoc.
Read moreBahreïn : la constitution au cœur des conflits
Secoué par le « printemps arabe » en 2011, le petit État du Bahreïn doit faire face à des tensions qui mettent face à face une monarchie sunnite et une opposition chiite. Sa Constitution peut permettre un dialogue réel, même s’il reste déséquilibré en faveur de la monarchie. Mais les menées géopolitiques de puissants voisins et les crispations identitaires pourraient effacer sa riche histoire nationale.
Read moreLes marchands du temple. Les boutiques du Palais de justice de Paris aux XVI e - XVIII e siècles
Sous l’Ancien régime, le Palais de justice de Paris est la demeure du roi qui matérialise le mieux son pouvoir judiciaire. Mais il s’agit également d’un véritable centre commercial composé de centaines de boutiques, proposant nombre d’articles de luxe. Fondé sur le dépouillement des archives du Domaine, cet article décrit la densification commerciale des bâtiments au cours des XVI e- XVIII e siècles. En exploitant cette fraction singulière de son patrimoine, la monarchie met en effet en œuvre une véritable politique d’aménagement en favorisant l’emprise marchande. Les boutiquiers acquièrent ainsi des droits sur le Palais qu’ils cogèrent au quotidien. L’urbanisme royal ne saurait donc se limiter aux constructions de prestige et d’embellissement. Reste que les nombreuses créations de boutiques que la royauté encourage au cours du XVII e siècle ne parviennent pas à modifier sérieusement les usages et logiques économiques des lieux. Les valeurs foncières que les aliénations, les ventes et les locations permettent de reconstituer indiquent le maintien d’une hiérarchie ancienne entre les différents secteurs du Palais. Elles indiquent en outre un déclin inexorable de cet espace au cours du XVIII e siècle, sous l’effet de l’éloignement des élites sociales.
Read moreLa justice déshonorée
International audience
Vétérinaires et douleur animale : de l’indifférence à la compassion
L’évolution de l’empathie pour les animaux chez les vétérinaires français est retracée à partir de la presse professionnelle. La cruauté des exercices de chirurgie dans les écoles avant 1878, puis la difficile généralisation de l’anesthésie témoignent d’une indifférence à la douleur opposée à l’attitude des confrères britanniques. Dans les années 1960, les animaux de compagnie commencent à bénéficier d’attentions que ne connaissent pas encore les espèces de rente, malgré la conversion globale des praticiens à la compassion.
Read morePolitiques et dispositifs publics d’assistance
Pendant la première guerre mondiale, l’assistance est surtout le fait d’œuvres de guerre. Mais l’État intervient également, notamment par le versement d’allocations aux familles de mobilisés et aux réfugiés. L’allocation aux familles de mobilisés Dès le 5 août 1914, une loi étend à toutes les familles de mobilisés le bénéfice des indemnités que la loi du 7 août 1913 prévoyait pour les familles de militaires de l’armée active, et attribue une allocation de 1,25 franc par jour, ...
Read moreLa Bataille de Normandie
Mardi 6 juin 1944, a l’aube, les Allies debarquent sur les cotes normandes. Le 25 aout, Paris est libere. Dans l’intervalle, les Allies pietinent, s’enlisent et subissent d’effroyables pertes. Trois mois, au lieu des trois semaines prevues, de longs et sanglants affrontements : la bataille de Normandie va decider du sort de la Seconde Guerre mondiale. Douze semaines de combats acharnes : d’abord sur les plages, dans les haies du bocage et dans la plaine de Caen, avant la percee tardive des Americains en direction d’Avranches, la « poche » de Falaise et la « course vers la Seine ». Au cours de la bataille de Normandie, deux millions de combattants s’affrontent sans merci. Pris au milieu des combats, 20 000 Normands perissent. Pres de 100 000 hommes, femmes et enfants se refugient dans les granges et les etables autour des villes aneanties par les bombes ; 150 000 sont chasses sur les routes dangereuses de l’exode. D’une ecriture fluide et claire, cet ouvrage donne la part belle aux temoignages des differents protagonistes, allies et allemands, et bien sur normands. Au-dela de la simple description des operations, il rend egalement compte des tensions entre Americains et Britanniques. Specialiste inconteste de la bataille de Normandie, Jean Quellien nous offre une synthese magistrale a l’appui des derniers travaux, d’archives inedites et des recits des temoins. Il suit ainsi au plus pres la liberation cherement payee de la Normandie et de la France.
Read moreLe cas Annette Zelman et les débuts de la « Solution finale » en France (mai-juin 1942)
Le 22 mai 1942, Annette Zelman, vingt ans, juive, est — arrêtée à Paris à la suite d’une dénonciation du père de son fiancé. Un mois plus tard, elle est déportée à destination d’Auschwitz, où elle disparaît. Ce drame individuel vient rappeler que, pour les nazis, tous les juifs étaient destinés à mourir et que, même en France où la majorité a survécu, la fatalité pouvait s’abattre sur n’importe qui, y compris une étudiante française vivant dans un milieu privilégié. Un cas d’arbitraire pur, dans le contexte des débuts de la « Solution finale » en Europe de l’Ouest, que la mise au jour d’archives familiales inédites permet d’éclairer dans toute sa dimension humaine.
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