Ce sujet est revenu sur le devant de la scène du fait d’une importante pression médiatique, de la saisine du comité consultatif national d’éthique, de l’avis déjà exprimé par une commission du Sénat et l’Académie de médecine. Après avoir défini ce qu’est la gestation pour autrui sont évoqués les aspects juridiques, éthiques et médicaux. Sur le plan juridique, il convient de s’interroger sur la double réification de la mère et de l’enfant; au sein de l’Europe, seuls le Danemark, la Grande-Bretagne, la Grèce et la Roumanie ont une législation autorisant la gestation pour autrui (GPA). Sur le plan éthique sont discutés les principes d’autonomie, de bienfaisance/non-malfaisance et de justice. Sur le plan médical, il est important de donner une information complète sur les devoirs de la mère gestante et les différents problèmes qui risquent de se poser lors de l’évolution de la grossesse. Tout cela n’est pas simple, mais il semble difficile, dans un esprit de justice, de ne pas envisager de modifier la loi, sinon seules les personnes en ayant les moyens pourront se rendre à la recherche de mères exploitées dans des pays qui en font un véritable commerce.
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