Résumépar l'Hon. Edwin Samuel, C.M.G.Le paragraphe 1 de la Loi sur la Fonction publique israélienne définit le fonctionnaire comme étant celui qui est au service de l'Etat, à l'exception des magistrats, des représentants élus (c'est-à-dire le Président, les membres du Gouvernement et du « Knesset » — le Parlement israélien — et le Contrôleur d'Etat) et des membres des Forces de la Défense Nationale, de la Police et de l'Administration pénitentiaire. Est donc inclus par définition le personnel enseignant.Le nombre des fonctionnaires tend à croître en Israël proportionnellement à l'accroissement de la population et des tâches administratives.L'auteur étudie les cadres de l'Administration par rapport à sa hiérarchie, et note en passant que le personnel féminin est payé sur le même pied que les fonctionnaires masculins. Le recrutement, problème ardu, s'est fait d'abord parmi un certain nombre des anciens fonctionnaires de la Puissance Mandataire de Palestine; puis dans les cadres des organisations de la Résistance: Hagana et Alya Beth, c'est-à-dire Forces de défense et Immigration clandestine. Il y eut ensuite le recours aux cadres des organisations ouvrières et enfin le recrutement « normal » par voie de concours. Les difficultés ont été extrêmes pour les fonctionnaires « de profession libérale »: officiers de santé, juristes, experts financiers. Le problème de la dépolitisation de la Fonction publique retient également l'attention.Le niveau scolaire avant l'entrée dans la carrière administrative, avec la délimitation des catégories d'emplois auxquels les candidats peuvent prétendre, la formation en cours d'emploi, le manque d'instructeurs qualifiés et l'apport d'experts étrangers recrutés par l'intermédiaire des Nations Unies ou de l'Administration américaine du « Point Quatre », sont examinés successivement ainsi que les conditions de travail des fonctionnaires. Celles-ci sont défavorables, les prestations ayant lieu d'une traite de 7 heures 30 à 14 heures 30 en raison du manque de facilités de transports en commun et de cantines. Le service militaire de deux ans et demi, pendant lequel une partie seulement du traitement est payé, les locaux et le matériel inadéquats sont des causes de difficultés encore non résolues, avec lesquelles la Fonction publique israélienne se débat.Des améliorations notables ont cependant déjà été réalisées: élaboration d'un statut réglementaire, contacts de fonctionnaires avec les Administrations étrangères au cours de séjours d'étude, publications en matière d'Administration publique, amélioration de la formation professionnelle. Il reste énormément à faire mais les résultats premiers, malgré les défauts qui subsistent, sont encourageants.Le problème de l'efficience des services publics et du rendement des fonctionnaires, celui des rapports hiérarchiques et notamment du mouvement syndical, et enfin les relations publiques retiennent l'attention de l'auteur, ainsi que l'action de la « Civil Service Commission» (à la compétence plus large que son «vis-à-vis» britannique) dans l'établissement des plans et l'organisation de la fonction publique.
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